DIPLOMATIE

La diplomatie togolaise à l’œuvre

La rédaction - 31 janvier 2024 11:07 Temps de lecture 0 mn
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Faure Gnassingbé ne cesse d’éblouir l’opinion par sa diplomatie douce et efficace. Après avoir fait ses preuves au Mali, au Burkina et au Niger, le Chef de l’État togolais en remet une nouvelle couche dans sa diplomatie offensive. Ce, au travers de la libération, lundi 8 janvier dernier, de Salem Bazoum, le fils du Président nigérien Mohamed Bazoum renversé le 26 juillet par un coup d’État. Après six mois de détention avec son père, ce dernier trouve refuge au Togo.

C’est une décision du tribunal militaire de Niamey qui stipule que Salem Bazoum «a bénéficié d’une liberté provi soire du juge d’instruction du tribunal mili taire en date du 8 janvier 2024. A charge pour lui de répondre à la justice dès qu’il y sera requis».

Âgé de 22 ans, Salem Bazoum, accusé de «complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité ou la sûreté de l’État», était retenu prisonnier avec ses parents depuis le putsch. Aussitôt libéré, le fils du Président déchu a quitté Niamey pour Lomé, la capitale du Togo, qui lui sert désormais de terre d’accueil.

Cette démarche qualitative et hu maniste n’est pas la première de Lomé. On se rappelle, les autorités togolaises, par leur diplomatie constructive, ont déjà réussi à extraire des griffes (sic) des nouvelles autorités burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba qui séjourne, depuis lors, en terre togolaise. Et sur le cas du Niger, depuis le début de la crise politique, Faure Gnassingbé n’a jamais voilé son approche conciliatrice. Quitte à se mettre à dos ses homologues de la CEDEAO. A la manoeu vre depuis lors pour une médiation avec le régime militaire au pouvoir, la diplomatie togolaise, avec cette libération, vient d’en registrer une nouvelle victoire.

Pour en arriver là, le ministre to golais des Affaires étrangères, Robert Dussey, l’homme de main de Faure Gnassingbé qui était à Niamey où il s’est Politique Faure Gnassingbé et Abdouramane Tiani entretenu avec le Premier ministre du ré gime militaire, Ali Mahaman Lamine Zeine, y était déjà mi-décembre. A la suite de ce voyage, on se rappelle, le chef de la diplomatie togolaise avait déjà affirmé avoir «convenu du contenu et du timing» d’une transition, avec les nouvelles auto rités de Niamey.

Salem libéré, les regards sont désormais tournés vers Mohamed Bazoum et son épouse Haziza, toujours gardés en résidence surveillée depuis le coup d’État qui a porté au pouvoir le géné ral Abdourahamane Tiani. Nul doute que Faure Gnassingbé usera de sa «magie» pour une issue heureuse et complète de la situation. Ce, pour le bonheur de tous. Et les espoirs sont grands. Une nouvelle leçon de diplomatie et de vision que viennent d’administrer le Togo et Faure Gnassingbé aux autres pays ouest-africains qui avaient cru que le radi calisme allait être la panacée.

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