Ouagadougou en a demandé. Et Lomé le lui rend. Ce lundi, le Gouvernement du Togo a annoncé avoir « remis » aux autorités de la République du Burkina Faso-Faso, en réponse à leur requête, Paul-Henri Damiba, l’ancien président de la transition poursuivi pour détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux.
Selon le communiqué des autorités togolaises, Ouagadougou a introduit, il y a quelques jours, une demande officielle d’extradition du Sieur Damiba qui a trouvé asile au Togo depuis 2022. Cette requête, reçue le 12 janvier 2026, précise Pacôme Adjourouvi, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits Humains a été introduite à la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel, selon la procédure d’extradition en vigueur au Togo, pour traitement.
A l’issue de son audience publique, tenue le vendredi 16 janvier 2026, poursuit le communiqué, la juridiction a rendu un avis favorable à l’extradition. Ceci, en se fondant sur le principe de ‘’l’offre de réciprocité des autorités burkinabè, les instruments internationaux auxquels le Togo a souscrit et les garanties offertes quant au respect de l’intégrité physique, de la dignité et des droits de l’intéressé’’, notamment ceux liés à un procès équitable et à « l’absence de la peine de mort ».
Paul-Henri Sandaogo Damiba, le putschiste tombeur de Roch Christian Kaboré...
Ainsi après avis favorable de la Chambre d’Instruction, Paul-Henri Sandaogo a été interpellé et remis aux Autorités du Burkina Faso, le lendemain samedi 17 janvier 2026. Ceci, « en exécution du mandat d’arrêt faisant corps avec la demande d’extradition », précise le Gouvernement togolais.
On se rappelle qu’après son renversement en octobre 2022, l’ancien président de la transition, tombeur de Roch-Christian Kaboré, vivait depuis lors sur le sol togolais. Après son extradition, surgissent des questionnements non moins superflux. Qu’en était-il du statut réel dont jouissait Damiba sur le sol togolais ? Exilé politique ? Simple refugié ? Qu’il soit l’un ou l’autre, que dit donc le droit international en la matière ? Autant d’interrogations qui taraudent les esprits.
Bon à suivre…
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