En effet, depuis le 7 octobre 2025, la mise en cause qui œuvre contre les violences obstétricales et gynécologiques, également reconnue pour son cyberactiviste en faveur de la bonne gouvernance et de la justice sociale au Togo, inculpée, avait été transférée du SCRIC à la Prison Civile de Lomé (PCL).
Cette arrestation intervient après une première survenue le 6 juin dernier. Lors de son arrestation et sa garde-à-vue à la Gendarmerie, Grâce Koumayi avait fait cas de torture et de mauvais traitements, plus particulièrement le viol dont elle aurait été victime. Allégation qu’a systématiquement rejetée, le vendredi 21 novembre dernier, ce corps des Forces Armées Togolaises (FAT).
Dans son communiqué, la Gendarmerie estime notamment que l’intéressée avait été remise après « un simple rappel à la loi », et n’avait « jamais » évoqué de violences au cours des multiples étapes de la procédure, de sa garde à vue à sa présentation devant le parquet.
Entre accusations d’une part et récusation de l’autre, l’on s’aperçoit de l’existence d’un nouvel élément. En effet, dans un communiqué en date du 28 octobre dernier, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) annonçait déjà que dans sa mission de protection des droits de l’Homme, « elle a eu connaissance d’un cas d’allégations de viol sur une dame, survenu le 06 juin 2025, lors de sa garde-à-vue », précise le communiqué. Sans doute l’affaire « Grace Koumayi ». Ainsi, « eu égard à la gravité des faits de viol allégués », la CNDH annonce entendre « œuvrer pour la manifestation de la vérité ». Ceci, promet-elle « afin que les auteurs soient recherchés et punis conformément à la loi ».
Une implication de la CNDH qui, au-delà du « cas Grâce », couvre toutes les allégations de violation des droits de l’homme alléguées lors des manifestations de juin 2025. A ce sujet, l’institution que préside Me Kwao Ohini Sanvee annonce qu’après investigations, un rapport d’étape a été élaboré sur ces événements et soumis à l’Assemblée nationale.
Une affaire que suit de près la classe politique opposante. Ce lundi, dans une publication sur ses comptes sociaux, l’opposante Brigitte Kafui Adjamagbo a indiqué que faire passer Grâce, une victime, à ses yeux, pour une menteuse est une honte et une insulte à toutes les femmes. « C’est une violence de plus…Femmes du Togo : exigeons une enquête indépendante et la vérité », a notamment écrit la député et Secrétaire générale du parti Convention des Peuples Africains (CDPA). Bon à suivre…
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