Depuis ce mardi 27 janvier 2026, une quinzaine de professionnels des médias se forment, à Lomé, sur le rôle des médias dans la promotion du féminisme, de la paix, de la cohésion sociale et sur l’agenda Femme, Paix et Sécurité. Organisée par le Magazine AfrikElles, en collaboration avec WANEP-Togo et Equipop, cette formation de deux (02) jours, vise à renforcer les capacités des journalistes participants, venus de toutes les régions du Togo, à produire des contenus sensibles au genre favorable à la paix.
« Tant vaut la femme, tant vaut la nation ». Cet adage instructif qui révèle le rôle fondamental de la femme dans la société, l’est encore plus, de nos jours, lorsqu’il s’agit des questions liées à la sécurité et à la paix. Devenu le ferment d’une société aux équilibres fragiles, le rôle de la femme reste capital, voire incontournable la construction de la paix et la sécurité. Ce, pour une société vivable.
D’où toute la pertinence du projet : « Action des médias au féminin pluriel : Mobilisation des femmes et des jeunes pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Togo » que porte le Webmagazine AfrikElles qui se décline en cet atelier dont le but, explique Eugenie Gadedjisso, la Directrice de Publication de « Afrikelles » est d’amener les hommes et femmes de médias, venus de toutes les régions du Togo, à apprendre et se familiariser avec les questions de violences basées sur le genre (VBG), de Femme, de Paix et de Sécurité.
Vue partielle des participants...
Ainsi donc, au cours des deux jours, renchérit-elle, « nous aurons à discuter de cette thématique, puis amener les médias à voir au-delà de ce que nous faisons déjà et à instaurer périodiquement dans les différentes rédactions, des programmes dédiés à cette thématiques ».
Eugénie Gadedjisso, DP du Web Magazine «AfrikElles»
Une partie de la région septentrionale du pays vivant, depuis quelques temps, en état d’urgence sécuritaire, « AfrikElles » et ses partenaires technique et financier ont également jugé utile d’impliquer les journalistes de cette zone géographique à accompagner l’Etat togolais dans la sensibilisation des communautés à prévenir l’extrémisme, à savoir comment s’y prendre et surtout, à être alerte face à des comportements jugés suspects dans les communautés. Pour ce faire, informe Mme Gadedjisso, « nous aurons également un contrat avec les médias du Grand Nord, notamment ceux des Régions des Savanes et de la Kara afin qu’ils puissent, dans leurs différentes communautés, introduire des programmes, émissions ou productions liées aux thématiques féminisme, Violences Basées sur le Genre (VBG), Femme, Paix et Sécurité.
Elle explique, par ailleurs, cette approche par le fait que les femmes abattent déjà un grand travail dans les communautés en ce qui concerne les questions de Paix, de Sécurité et de cohésion sociale, sans que cela ne soit pour autant valorisé. Ce sera donc, assure Eugenie Gadedjisso, l’occasion pour les médias de mieux communiquer sur ce que font ces femmes comme travail d’alerte, en vue d’impacter d’autres encore en marge de cette dynamique. Ce, pour construire ensemble un pays de paix qui soit loin d’être un mot, mais une réalité.
Seyram Adiakpo, Coordinateur national de WANEP-Togo...
Partenaire stratégique sur le projet, WANEP-Togo, du haut de sa double casquette de partenaire et formateur, explique le bien-fondé du choix de la cible et lève un coin de voile sur l’impact attendu. « Une société plus inclusive ne saurait être bâtie en laissant de côté toutes les couches de la société. De même qu’une société pacifique ne saurait être bâtie sans l’implication des journalistes », a déclaré Seyram Adiakpo, Coordonnateur national de WANEP-Togo.
Ainsi donc à la fin de la formation, le souhait de son organisation, dit-il, est que les journalistes participants puissent être outillés non seulement sur les principes de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, les principes du Féminisme, les contributions qui peuvent être les leurs dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre, mais également que cela se traduise dans la réalité au travers des programmes que les journalistes auront à mettre en place dans leur déférents médias.
« Les journalistes sont les plus suivis aujourd’hui. Et ils peuvent contribuer durablement à la paix. C’est pour cela qu’on les appelle le 4ème Pouvoir. Et ce 4ème Pouvoir a le devoir de transmettre le message ou faire en sorte que la population soit plus alertée sur les questions de Paix et Sécurité, ou qu’elles puissent être à même d’identifier les défis de sécurité et contribuer à les prévenir. Ils le font déjà bien, mais ce programme vise à les encourager à faire davantage », renchérit M. Adiakpo.
Pour rappel, la cérémonie d'ouverture a été présidée par Franck Missité,le Directeur de Cabinet du ministère de la Communication. Démarrés la veille, les travaux prennent fin ce mercredi 28 janvier 2026.
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