Isaac TONYI
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19 février 2026 15:54
2 min de lecture
Les grands collèges de renom de la capitale se doivent de redoubler d'ardeur pour sauver leur image dans l'éducation, surtout ceux ayant vu passer de grands hommes politiques, de grands hommes d'affaires (...)
Les lendemains de la société togolaise se renforcent dans une inquiétude qui fait froid dans le dos. Déjà pour un pays qui ploie sous l'effet des contingences économiques et se projette sur son avenir, il faut avoir assez de courage pour penser que la jeune garde puisse relever le défi Togo. Ce ne sera pas possible, il ne faut pas avoir peur de le dire tout haut. Rien que sur la moralité et les valeurs sociétales, l'héritage Togo va rester un cadeau empoisonné cédé à une jeunesse inconsciente.
Les héritiers pour lesquels les familles se saignent pour assurer une éducation de prestige dans les grandes écoles en Occident et un peu partout envoient déjà à travers les réseaux sociaux un aperçu de ce qu'ils feront de la Terre de nos aïeux. Ceux qui sont moulés dans l'éducation nationale, n'en parlons pas. Du moins ceux que par un malheureux hasard, nous avons croisés dans un supermarché de la ville et qui sortaient fraîchement d'une rencontre récréative dans un grand collège réputé de la place pour sa rigueur. Il y a péril en la demeure.
L'école togolaise sans Kokoroko, on peut commencer par en parler et s'inquiéter des acquis qui risquent d'être galvaudés. La société togolaise a l'habitude de parler des enfants démunis exposés à la délinquance dans les établissements scolaires moins connus de la place, il est aussi temps de parler des enfants des riches dans les établissements de renom de la capitale. Parce qu'ils ont tout à disposition et peuvent se targuer de la position privilégiée de leurs géniteurs dans la société, ils se croient tout permis.
Les grands collèges de renom de la capitale se doivent de redoubler d'ardeur pour sauver leur image dans l'éducation, surtout ceux ayant vu passer de grands hommes politiques, de grands hommes d'affaires. Pour l'heure, le constat est amer et risque de se transformer en fiasco générationnel. L'élite qui risque de sortir de ces établissements sera tout sauf un exemple. Et pourtant, ce sont ces apprenants qui, par un concours de circonstances, sont les privilégiés de la nature.
Le combat pour restaurer l'image de l'école togolaise est un combat de tous les jours et de toutes les catégories d'établissements. Tout écart mérite des réflexions pour lui éviter les travers actuels et préparer une relève digne. L'avenir du pays en dépend.
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