Isaac TONYI
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28 novembre 2025 17:43
2 min de lecture
L’année 2025 tire inexorablement à sa fin avec une crise financière qui continue de secouer les populations togolaises. Plus que quelques semaines et l’on accueillera l’année 2026 avec les mêmes espoirs d’un lendemain qui ne se bonifie jamais. Et comme les périodes des fêtes de fin d’année se suivent et se ressemblent depuis quelques années pour les populations, tout comme les hommes de médias, il convient, pour devoir de mémoire, de signaler que les violations qui conduisent à chaque fin d’année des journalistes dans les geôles sont en cours d’activation.
En 2022, en pleine période de fêtes de fin d’année, les journalistes critiques du pouvoir Joël Egah et Ferdinand Ayité ont été déposés à la prison civile de Lomé, en violation de la liberté d’expression. Le patron du journal Fraternité Joël Egah ne survivra pas des séquelles de ce calvaire.
Une année plus tard, dans la même période, c’est au tour de Loïc Lawson, alors président de l’Union Internationale de la Presse Francophone section Togo et le journaliste Sossou Anani de subir le même sort.
Deux ans après ces douloureux évènements qui ont révolté la presse locale et internationale, une autre exaction vient sonner l’alerte dans le monde médiatique togolais en cette période.
Edem Gadegbeku devient la nouvelle cible quelques heures seulement après son élection à la tête de l’UPF-Togo en remplacement de Loïc Lawson. Vitre de voiture caillassée, documents emportés, le nouveau président ne va pas passer des jours tranquilles.
Il ne sera pas le seul puisque d’autres hommes de médias ne sont pas épargnés par cette torture psychologique.
Les infractions contre la presse au Togo, c’est comme le feuilleton qui se joue parfois sur nos routes avec un usager sans casque qui conduit sa moto en violant de bout en bout les feux tricolores.
Il ne s’arrête que lorsque ses infractions font un dégât. C’est la triste réalité que vit la presse togolaise, traquée dans tous les sens, en violation des droits des concernés et en toute impunité. Cette presse, sevrée de moyens et poussée à l’abandon, traverse une grande période de dèche. Sa résurrection incarnée par une nouvelle caste risque d’être sévèrement encadrée pour décourager.
Les grandes manœuvres viennent d’être enclenchées. Ce qui est sûr, elles se poursuivront. Plus de professionnalisme et de prudence dans l’exercice du métier s’impose. Chaque journaliste doit jouer son rôle de protecteur.
Les enseignements à tirer des situations des années antérieures ne peuvent plus nous échapper. La presse togolaise est une presse orpheline, chaque brebis tondue doit choisir la mesure du vent.
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