TOGO | «Affaire Roger Amémavoh» : «Le journalisme togolais traverse une période sombre, fragilisant les derniers piliers d'une presse privée libre et indépendante», s'inquiète le SYNJIT
Depuis quelque temps, le Togo connaît, par endroit, un problème criard d'eau potable. La localité de Latékopé, dans la zone d'Adetikopé également. Mais alors, doublé d'un problème foncier. Un situation qui a suscité intérêt auprès du média numérique "Capture Média" qui, au travers d'un reportage, a levé un coin de voile sur la calvaire que vivent, au quotidien, les populations de la localité. Ce travail journalistique, plutôt que de constituer un début de solution se révèle malheureusement un crime de lèse Majesté commis par le promoteur dudit media et lanceur d'alerte. Lequel fait, depuis lors, objet d'intimidations et menaces de mort.
L'affaire est rendue publique par Roger Amémavoh, le confrère lui-même, dans une vidéo. «Depuis la publication de mon reportage sur la souffrance des femmes de Latécopé, je vis sous pression. Des menaces quasi quotidiennes pèsent sur moi. Aujourd'hui, je tiens à prendre publiquement à témoin, l'opinion nationale et internationale, la presse dans son ensemble et les organisations de défense des droits de l'homme...», a-t-il notamment déclaré.
Très vite, les réactions d'incompréhensions et de stupéfaction fusent de partout. Plus encore dans le milieu de la presse. Quel est le tort reproché à ce journaliste qui, avouons-le, reste l'un des meilleurs de la Corporation actuellement au pays? Difficile de le savoir, en ce sens que ce dernier n'a fait que son travail.
Dans un communiqué, le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo a exprimé sa "vive inquiétude" face à la situation. Dans la droite ligne de sa mission, celle de protection des professionnels des médias qu'il s'est assignée, l'Organisation syndical que pilote Narcisse Prince-Agbozan, après témoignage du confrère ciblé, dit condamner avec la plus grande fermeté, ce qu'il qualifie d' "agissements".
«Bien que le Togo se présente comme une démocratie jouissant d'une presse diversifiée, nous observons malheureusement, depuis quelques années, une escalade insidieuse des atteintes à la liberté d'informer», mentionne le SYNJIT, par le biais de son Secrétaire Général. Et de faire observer, ensuite, que le journalisme togolais traverse une période sombre, fragilisant les derniers piliers d'une presse privée libre et indépendante.
Ainsi, le SYNJIT dénonce vigoureusement ce qui constitue à ses yeux, une multiplication des "tentatives de bâillonnement visant les journalistes sur le territoire national". Tout en rappelant que la liberté de la presse est un pilier fondamental de l’État de droit, garant du droit à l’information et du pluralisme des opinions, le SYNJIT exprime sa totale solidarité à Roger Amemavoh.
Pour finir, il dit prendre publiquement à témoin, les autorités sécuritaires du pays, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ainsi que l’opinion nationale et internationale face à ces menaces qu'il juge "graves".
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