Dans la soirée du samedi 22 novembre dernier, le journaliste Edem Gadegbeku a été victime d’un acte de vandalisme, suivi de vol, à Lomé. En effet, la vitre de sa voiture, stationnée devant son domicile, a été caillassée, permettant aux auteurs d’emporter son ordinateur. Fait curieux qui corrobore d’autres faits et gestes suspects visant deux autres confrères journalistes...
Une situation qui suscite interrogations, questionnements et inquiétudes au sein de trois organisations professionnelles de médias togolaises dont la section togolaise de l’Union Internationale de la presse Francophone (UPF-Togo).
Dans un communiqué conjoint rendant publique l’information, ce lundi 24 novembre, l’UPF-Togo dont Edem Gadegbeku venait de prendre les rennes, le Syndicat des Journalistes Indépendant du Togo (SYNJIT) et Truth Reporting Post (TRP) dénoncent ce qu’ils qualifient de « gestes attentatoires à l’exercice de la liberté de la presse au Togo, car touchant à l’intégrité physique et numérique de certains acteurs de la presse privée locale ».
Image témoin de la voiture vandalisée appartenant au journaliste Edem Gadegbeku...
En effet, outre le cas Edem, les trois organisations professionnelles relèvent également que le samedi, 18 octobre 2025, aux environs de 17hTU, le confrère Anani Galley, Directeur de publication du journal ‘La lettre agricole’, et Chargé des Enquêtes au sein de TRP a été approché, dans l’après-midi et de manière inhabituelle, par un individu se présentant comme un « officier togolais ».
« Cet homme s’est introduit de manière suspecte et impromptue dans le Bureau de notre confrère, affirmant ‘’mener une enquête autour d’un présumé bandit opérant dans le quartier ». Après un échange bref et confus, il a quitté les lieux, transporté par un collègue à moto’’, indique le communiqué.
Aussi, ajoutent-ils, le cas de Robert Douti, journaliste et rédacteur chez ‘Laabali’, membre de ce consortium qui, toujours selon le communiqué, a également été visité le 14 novembre 2025, à 6h35TU, à son bureau, à Dapaong, par un gendarme aux manœuvres ‘’suspectes’’.
Ces trois organisations de presse trouvent donc l’enchaînement de ces faits et gestes intrigant. « Même si les Autorités compétentes ont été saisies dans chacune de ces affaires, et des enquêtes séparées diligentées, la sécurité numérique et physique de chacun de ces confrères sus-cités a été entamée », affirment-elles.
Ainsi, tout en exprimant leurs vives préoccupations devant ces situations, l’UPF-Togo, le SYNJIT et TRP réaffirment leur proximité à l’endroit de ces confrères. « Toute velléité d’entrave à l’exercice de la liberté de presse dans un État de droit est à condamner », ont-ils enfin souligné.
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