Le monde entier célèbre, chaque 3 mai, la journée mondiale de la liberté de la presse. Cette année, cette journée dédiée commémorée ce dimanche, s'articule autour du thème : « façonner un avenir de paix». Occasion pour le Syndicat des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) de relancer le sempiternel débat sur les conditions de vie et de travail des journalistes et Reporters évoluant dans la presse privée au Togo. Dans un communiqué signé par le Secrétaire général Dodzi Narcisse Prince-Agbodzan, cette organisation syndicale martèle que la dignité salariale constitue, à n'en point douter, la condition sine qua non d’une presse libre et résiliente au Togo. Lecture...
«En cette Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) salue le courage des professionnels des médias qui, malgré un contexte socio-politique complexe et une précarité grandissante, continuent d’informer nos concitoyens avec dévouement.
Cependant, nous rappelons avec force cette année qu'il ne peut y avoir de liberté de presse sans travail décent. Dans un environnement marqué par des crises multiformes, le Journaliste togolais ne peut exercer son rôle de rempart dans la promotion de la démocratie que s’il n’est plus lui-même prisonnier de la précarité. Un journaliste mal rémunéré est un journaliste vulnérable, et une presse vulnérable est une presse dont la liberté est menacée par toutes sortes d'influences.
Une urgence sociale ignorée
À cet effet, notre organisation informe l’opinion nationale et internationale qu’elle a officiellement saisi, il y a quelques jours, Madame la Ministre de la Communication et des Médias pour exiger la mise en place, dans les meilleurs délais, du «Comité de suivi» de la Convention Collective signée le 14 octobre 2022.
Notre objectif est clair: actualiser de toute urgence la grille des salaires annexée à cette Convention d’octobre 2022.
Narcisse Dodzi Prince-Agbodzan, SG SYNJIT...
Depuis le passage du SMIG à 52.500 FCFA le 1er janvier 2024, le barème actuel figurant dans la Convention précitée est devenu obsolète. Maintenir les journalistes sur des bases salariales dépassées n'est pas seulement une injustice sociale, mais aussi une entrave directe à leur indépendance professionnelle.
Le SYNJIT lance donc un appel solennel:
Aux Organisations Patronales:
La survie et la crédibilité de vos entreprises dépendent de la dignité de vos employés. Nous vous invitons à une collaboration franche pour l'application réelle du nouveau SMIG dans nos grilles sectorielles.
Au Gouvernement:
Le respect des engagements pris lors de la signature de la Convention est une question de responsabilité républicaine.
Aux Journalistes employés:
Restons mobilisés. La liberté pour laquelle nous nous battons commence par le respect de nos droits fondamentaux.
Le travail décent n'est pas un luxe, c'est le moteur essentiel de notre indépendance économique.
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