Le mois d'octobre qui tire son rose vers la fin est un indicateur du combat mortel et théâtral que livre le Togo contre le cancer de seins... (Extrait de l'Editorial du Journal Flambeau des Démocrates, parution N°895 du jeudi 22 octobre 2026) Tout ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort, c'est le leitmotiv de ceux qui ont choisi de ne pas banaliser la vie ni la mort et c'est la devise dans un monde où chaque État, chaque nation lutte pour donner un privilège à la vie, au bien-être et aux questions de santé. Et sur ces questions de santé, notamment celles liées au Cancer, Epicure ne dira pas le contraire. Lorsque nous vivons, la mort est bien là et c'est le cancer. Il est désormais très facile de prendre le contre-pied des grands penseurs dans un monde où certaines maladies sont de réelles menaces à l'existence. Le mois d'octobre qui tire son rose vers la fin est un indicateur du combat mortel et théâtral que livre le Togo contre le cancer de seins. Il ne s'agit plus désormais de seins pour en faire un spectacle. Il s'agit du Cancer dans sa pureté destructrice de plus de 200 maladies qui se multiplient de façon anormale et incontrôlée dans l'organisme. Les trois prochaines années de vie des populations togolaises avec le cancer sont très inquiétantes. Col de l'utérus, poumons, seins, sang, prostate le mal n’a plus de frontière. D'ici 2040, de nouveaux cas de maladies liés au cancer et de décès liés à la maladie pourraient augmenter de 100%. Le cancer a pris une propension vertigineuse et c'est vraiment alarmant. Femmes, hommes, enfants aucune couche sociale n'est épargné. Le combat, il n'en existe même pas encore à la taille de la menace. Le cancer va faire des ravages au sein des populations et aucune réponse n'est envisagée pour bouter hors, la mort avec laquelle les populations cheminent. La mort est bien présente pendant que nous vivons. Epicure, s'il était encore en vie, devrait visiter le Togo pour voir comment dans la splendeur de l'existence, les populations sont livrées à la mort, faute de moyens. La faiblesse des structures sanitaires est la seule cause. C'est bien alarmant juste pour les cas recensés. S'il faut évoquer les cas non recensés, il faut s'attendre dans les années à venir à une hécatombe. Le cancer est un taureau qui n'a pas de corne pour mener les premières manœuvres ? Il y a lieu de s'interroger sur la méthode parce que toutes les populations sont devenues vulnérables. Chacun devient, dès lors, son propre soignant. La prévention est bien plus importante. Le cancer est un grand danger. Les pays qui ont cerné la menace savent comment protéger leur population. Ici, la lassitude et la négligence continuent de martyriser les populations et c’est bien regrettable.