Depuis quelques semaines, le pays est rentré de nouveau dans sa saison de coupure intempestive du courant électrique. La saison imprévisible de coupure a de nouveau transformé le courant électrique en denrée rare, dans tous les coins et recoins.

La capitale et les grandes villes sont plongées dans un noir indescriptible. Les populations ne semblent toujours pas comprendre une situation à dégâts collatéraux qui les plonge dans une nuit noire.

Noir intense !

Les travaux de maintenance sur les infrastructures de gaz naturel seraient à l'origine de la nouvelle plongée du pays. Mais aussi délicates que puissent paraître les causes lointaines et directes d'une telle situation, il serait assez difficile de conduire les populations à la nouvelle marche dans l'enfer.

Elles subissent le plus clair du temps, les dommages et les préjudices sans pour autant en retour se voir alléger les termes de la collaboration entre elles et la grande compagnie.

La Une du journal Flambeau des Démocrates, parution N°896 du jeudi 29 octobre 2026
La Une du journal Flambeau des Démocrates, parution N°896 du jeudi 29 octobre 2026

Elles sont obligées d'affronter de nouveau le danger des nuits noires dans lesquelles les Forces de Sécurité sont relativement abonnés aux absents, orientant les patrouilles sur les grandes routes pendant que les maîtres de la nuit, en territoire conquis, savourent la réussite de leur mission en toute impunité.

Pour ceux qui sont encore décidés à repousser les frontières du noir électrique avec les groupes électrogènes, outre le bruit assourdissant, ils sont obligés de prendre le risque de vivre avec des bidons d'essence en secours dans les ménages.

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L'interdiction formelle de vendre l'essence dans les bidons a, par la force des choses, trouvé une exception qui expose la vie des ménages. C'est ça aussi les effets de la saison des coupures. Et ce sont les populations qui paient le lourd tribut.

C'est vrai que le Togo qui produit environ 180 MW pour une demande de 360 MW ne peut être épargné par les désagréments. Mais il est aussi important que la gestion du courant électrique soit une gestion rigoureuse qui ne fait pas de certains des privilégiés, pendant que les populations dans le noir font les frais de l'insécurité grandissante.

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Aujourd'hui, demain ou après demain, personne ne peut prévoir la fin de la saison noire dans laquelle le pays est plongé. De l'éclairage noire des grandes voies jusqu'aux petites ruelles, l'insécurité sur les routes est partagée et affrontée par tous.