En plus des difficultés liées à son développement dans plusieurs secteurs, le défi majeur du Togo reste l'émergence des nouveaux canaux de communication qui sont venus supplanter les médias traditionnels au point de dénaturer la société.

Les étoiles montantes de l'information, de la production, du divertissement et du leadership dans l'opinion ont désormais pour nom créateurs de contenus, influenceurs, bloggeurs, tiktokeurs...

Réguler le nouveau monde...

Si au Togo comme partout ailleurs, il serait difficile de se passer des réseaux sociaux à l'heure du numérique, on peut au moins chercher à responsabiliser les maîtres de ces nouveaux médias qui, pour la plupart, se sont fait adeptes du chantage, de la désinformation, des atteintes à la vie privée, de la promotion de la prostitution et autres indécences que les jeunes consomment à longueur de journée.

La Une du journal Flambeau des Démocrates, parution N°892 du jeudi 24 septembre 2026
La Une du journal Flambeau des Démocrates, parution N°892 du jeudi 24 septembre 2026

Le nouveau monde dans lequel l'accès aux technologies de l'information devient plus facile où, depuis son smartphone, en moins de quelques secondes, on peut devenir un acteur de tournage, n'est plus une jungle comme dans l'ancien monde avec les médias traditionnels.

Le nouveau monde sous le drapeau togolais ressemble plus à une brousse dans laquelle vivent des animaux, où la cohabitation est tout sauf pacifique.

Réguler le nouveau monde...

Les attaques par-ci par-là sur les réseaux sociaux, les insultes, les propos discourtois, une inimitié sans commune mesure entre des gens qui vivent sur un même territoire, ce qui se passe sur ces nouveaux canaux est un véritable scandale social dans lequel tout rang social confondu, on se donne coup pour coup.

Que ce soit les clashs inventés de toute pièce pour se faire plus d'abonnés, les mises en scène auxquelles l'on assiste sont dégradantes…

Réguler le nouveau monde...

Que la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) dans un grand respect se décide à passer à l'action peut être salutaire ; mais le défi de réguler les médias numériques demeure grand.

Et c'est bien de partir de la sensibilisation afin de responsabiliser chaque acteur. Et mieux encore, de les instruire sur les leviers de l'information qu'ils tiennent entre leurs mains à travers les contenus diffusés.

A certains niveaux, la régulation doit virer à la proscription. A chacun de choisir son modèle. Mais si l'on ne peut pas éduquer, informer divertir, alerter à travers un contenu, il ne faut pas en créer. L'autocensure peut être un bon choix.