Samedi, au troisième jour de la formation, M. Yaro Oumarou, Ingénieur-conseil et formateur, Expert en Finance inclusive, a animé le module 2 dédié au Plaidoyer institutionnel appliqué à la responsabilité sociétale des entreprises.
A l'en croire, la responsabilité sociétale des entreprises poursuit une mission économique, sociale et environnementale. Pour ce faire, explique -t-il, les entreprises, les IMF et les organisations CARITAS ont la responsabilité de travailler ensemble en vue de prendre en compte les priorités des communautés pour le développement local.
Au cours de cette session, plusieurs thématiques et études de cas ont été abordées et soulevées. Il s'agit du respect des 7 principes de la norme ISO 26000 par les entreprises vis-à-vis des communautés locales, à travers l’adoption des politiques de financement dans le secteur rural et l'analyse stratégique du plaidoyer face aux difficultés liées au faible accès des jeunes au financement, entre autres...
Selon le formateur, plusieurs facteurs tels que les garanties insuffisantes, le manque de produits adaptés aux clients et la faible éducation financière entrent en jeu et entraînent le chômage des jeunes, la pauvreté et la migration.
De récentes statistiques révèlent que 72% des femmes en milieu rural n'ont pas accès au crédit productif. De ce fait, l’accès limité des jeunes et des femmes au financement nécessite l’adoption des politiques de financement adaptées à ces deux catégories de population.
Mettre les populations au cœur de la démarche RSE aura un impact positif sur leur quotidien. Pour cette raison, CARITAS AFRICA s’assure que les actions RSE répondent aux priorités réelles des communautés et génèrent un impact mesurable et durable. Ceci, à travers l’atteinte des objectifs de plaidoyer étudiés dans le but de savoir renforcer les politiques favorisant l’inclusion financière des jeunes et des femmes.
En clair, plaider pour une RSE intégrée aux politiques publiques, en dialoguant avec les décideurs, pour que la RSE soit une priorité gouvernementale.
Lors de ce module, les mécanismes de financement inclusifs au profit de l’emploi et de la réduction de la pauvreté ont été aussi étudiés, ainsi que les acteurs internationaux prioritaires à cibler pour un financement adéquat et nécessaire.
Pour rappel, l’ambition de CARITAS AFRICA, à travers ce module, c'est d'inciter le secteur privé et les IMF à passer de la conformité à l’impact, avec des outils et du plaidoyer, afin que les entreprises africaines qui exploitent les ressources naturelles en Afrique fassent de la RSE, un moteur de compétitivité et de création de valeur. Ce, pour une amélioration des conditions de vie de la population, grâce à l’accès durable des communautés au financement.
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