Le bilan dressé par l'Organisation des Nations Unies (ONU) est lourd. Au cours de l'année écoulée, au moins 34 journalistes ont perdu la vie dans l'exercice de leur métier.

Harcelés, surveillés, poursuivis judiciairement, agressés physiquement, détenus, parfois torturés ou tués, les professionnels des médias sont, dit-il, pris pour cible pour avoir simplement voulu informer et demander des comptes aux puissants.

« Rien ne devrait empêcher les journalistes d'exercer leur métier », Antonio Guterres

Face à cette situation, le Secrétaire Général dénonce une réalité insoutenable. Globalement, six meurtres de journalistes sur sept restent impunis à travers le monde. Dans les zones de conflit, le taux d'impunité frôle même les 100%.

« Cette impunité est un affront odieux envers les victimes et leurs proches, mais aussi envers chacun et chacune d'entre nous, qui comptons sur les journalistes pour rester informés et mobilisés », souligne le message onusien.

La Une du journal Flambeau des Démocrates, parution N°806 du jeudi 29 octobre 2026
La Une du journal Flambeau des Démocrates, parution N°806 du jeudi 29 octobre 2026

Un appel à l'action

Qualifiant la situation de ‘’scandaleuse’’, les Nations Unies appellent les décideurs à mettre fin à l'impunité. « Rien ne devrait empêcher les journalistes d'exercer leur métier, qui est une condition indispensable du respect des droits humains, de la démocratie et de l'état de droit », rappelle le Secrétaire Général.

Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU
Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU

Autrement, M. Guterres exige que chaque affaire fasse l'objet d'une enquête, que chaque auteur soit poursuivi et que cessent les agressions, y compris en ligne.

Si l'ONU reconnaît toutefois des avancées depuis le lancement du Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité en 2012, elle relève néanmoins que dans les pays qui ne sont pas en proie à des conflits armés, le taux d'impunité est passé de 94% à 77%.

« Rien ne devrait empêcher les journalistes d'exercer leur métier », Antonio Guterres

« Nous savons que des progrès sont possibles. Mais nous devons aller plus loin », insiste le Secrétaire Général dont le message, en cette journée symbolique, se veut clair : réclamer justice pour les journalistes, c'est défendre le droit de tous à l'information.

« Lorsque des journalistes sont pris pour cible et réduits au silence, tout le monde en paye le prix. », conclut Antonio Guterres.