Rattrapé par la patrouille de l’engagement, de la détermination, du professionnalisme, de la diplomatie et surtout de la sociabilité et des bonnes œuvres, celui qui, il y a un an, abandonnait la direction de son journal et ensuite cédait le fauteuil de Président de l’UPF section Togo pour retourner dans la peau d’un simple consultant à l’international, ne restera pas longtemps hors du circuit de l’information. Les sollicitations ont été plus fortes que la raison du cœur. Loïc Lawson vient de prendre les rênes de l’UPF Internationale (l’Union Internationale de la Presse Francophone), la plus vieille des associations de presse francophone.

Tel un phénix, l’ancien Directeur de Publication du journal ‘’Flambeau des Démocrates’’ renait de ses cendres après les souffrances et les peines endurées dans l’exercice de sa fonction de journaliste. La capacité de résilience appartient aussi aux hommes qui savent se confier au Dieu suprême.

 In fine, il faut reconnaitre aussi que le Togolais a de la valeur à l’étranger et que le pays porte en lui une valeur que l’on se refuse à admettre par négativité. Le choix porté sur Loïc Lawson à la tête de l’UPF Internationale en est le reflet. Dans un silence absolu, ce choix est un retour triomphal sur la scène même si par modestie l’homme se refuse de le prendre ainsi.

Mais quoi qu’on dise, les faits sont là et trop têtus pour nous permettre de nous cacher derrière certaines réalités. Elu avec 28 voix sur 40 votants contre 8 pour son challenger le Guinéen Ibrahima Koné, il faut avouer que le Togolais a fait l’unanimité sur son engagement pour l’Union de la Presse Francophone. Ses actes le suivent. En prenant les commandes de l’UPF Togo, ce dernier a sorti l’association des sentiers battus et l’a pratiquement remis dans le cœur des journalistes.

Les grandes initiatives portées durant son mandat restent encore vivaces dans les esprits. La journée du 1er juin restera un symbole pour tout journaliste togolais et le don de sang pour sauver des vies humaines restera dans les mémoires collectives.

 Au-delà des frontières, les autres pays francophones ont suivi le réveil de la section Togo et comment cette section s’est permise de porter l’UPF Internationale. C’est ce nouveau challenge dont a besoin cette plus vieille des associations francophones de presse dans un monde en pleine mutation où les défis reviennent dans le quotidien des peuples. Ils sont donc allés le chercher jusque dans son retranchement pour lui remettre entre les mains ce qu’il sait bien manier : le dialogue entre membres, la solidarité professionnelle et l’esprit d’innovation.

 Après plus de 70 ans d’existence, il faut que l’UPF internationale maximise sur ses acquis et ouvre la voix d’une nouvelle ère et c’est un Togolais qui a été choisi dans l’espace francophone pour porter la lourde mission. C’est aussi un grand honneur pour le pays et pour le monde de la communication.