« Je n'ai pris aucune part à cette Assemblée générale. À aucun moment, je n'ai été contactée, consultée ou sollicitée pour donner mon consentement », dénonce-t-elle, criant au "mépris inacceptable" et à une méthode "antidémocratique".
Mais au-delà de la forme, c'est le fond que l'élue étrille. Elle interroge notamment la crédibilité même du Caucus dont elle remet en cause le "silence assourdissant et d'inaction" face aux atteintes aux droits des femmes.
Dans ce qui s'apparente à son réquisitoire, l’opposante togolaise formule une série de questions. Où était le Caucus, lance-t-elle, lors de l'arrestation de Marguerite Gnakadé, ex-ministre des Armées, arrêtée le 17 septembre 2025 et toujours détenue, Leyla Mehiouwa Nambea-Tagba, qui écume actuellement 6 ans de prison sans jugement, Amavi Katanga, Grâce Bikoni Koumayi ou encore Dora Dougbedji, arrêtée avec son nourrisson de 5 mois, sans oublier Chimène Akouvi Apevon.
Toutes, rappelle-t-elle, ont connu la prison, la séparation d'avec leurs enfants, "des violences physiques et sexuelles", sans pour certaines avoir jamais été jugée « Pas un mot, pas une indignation publique à la hauteur des responsabilités d'une instance qui prétend défendre les intérêts des femmes », fustige Kafui Adjamagbo-Johnson.
Et de conclure : "Le contraste est saisissant : ce Caucus se tait devant l'injustice, mais se montre particulièrement prompt à distribuer des responsabilités, sans même prendre la peine de consulter."
En consééquence, la députée exige le "retrait immédiat de son nom" et refuse d'exercer la moindre fonction. "Je ne suis pas à la recherche d'un poste. Je suis engagée dans un combat. Et je ne sacrifierai ni mes convictions, ni ma dignité, ni mes principes pour figurer dans un bureau, quel qu'il soit", a-t-elle écrit.
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